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DEFAULT : En quoi le cas de Black Berry nous interpelle-t-il ?
24/10/2013 20:16:00 (1577 lectures)

Article publié par

JEAN DE DIEU EKANI

Ci après un de mes articles publié parue dans le quotidien fusion acquisition de l'AGEFI

 

En quoi le cas de Black Berry  nous interpelle-t-il ?

 

En effet à notre avis la leçon que nous pouvons tirer de l’expérience de Black Berry est la suivante :

 

Les marchés financiers sont pro cycliques, en termes plus simples les normes IFRS imposées par les places financières mondiales amplifient trop fortement les mouvements baissiers et haussiers des cours des actions et donc favorisent la volatilité des cours, mouvements souvent la plupart du temps déconnectées de la réalité de la rentabilité de l’entreprise concernée.

 

En effet pour mieux le comprendre, il faut noter que le flottant est souvent dispersé entre de petits porteurs (DFI, Fonds d’investissements, Fonds souverains…), et toute information négative ou positive sur les ventes de l’entreprise par exemple est susceptible d’avoir un fort impact sur la décision du porteur de céder surtout que la plupart de ces porteurs procèdent aux ventes à découverts ( stratégie de gestion d’un fonds axée sur le court terme).

 

L’amplification de ces mouvements est favorisée par les normes comptables IFRS, dans le sens où dans la hiérarchie de la juste valeur, les actifs financiers détenus en portefeuille par les compagnies (placements financiers pour les compagnies d’assurances) doivent être valorisées prioritairement à leur valeur de marché qui n’est autre que le cours de l’action pour tout titre listé.

Nous comprenons donc qu’une baisse du cours qui naît d’une simple rumeur peut considérablement affecter les résultats de l’entreprise contrainte à comptabiliser des pertes de valeurs sur les placements détenus en portefeuille. Un reporting sur la base de tels comptes financiers vient confirmer la rumeur, ce qui contribue davantage à la perte de valeur de l’action, on entre donc ainsi dans un cercle vicieux d’où la pro cyclicité reprochée aux normes IFRS.

 

De telles pertes entrainent ipso facto des demandes de recapitalisation de la part des régulateurs, c’est le cas de la crise en 2008 des subprimes ( crédits hypothécaires) qui a dû obliger Lehman Brothers et les compagnies Fannie Mae et Freddie Mac géants américains du crédit hypothécaire à mettre la clé sous le paillasson pour la première et pour la deuxième et la troisième à être recapitalisées par la Fed, plongeant ainsi le monde dans une crise au départ financière, mais qui rapidement est devenue une crise des dettes souveraines et pour finir une crise de compétitivité économique.

 

Nous devons donc retenir à notre avis que la cotation en Bourse des actions ne doit se faire que s’il y a nécessité absolue de lever des fonds pour assurer le développement d’une entreprise dans un environnement où sa survie dépend de ce développement et qu’il n’y a aucune autre alternative à de telles levées de fonds.

 

Nous devons aussi retenir que la cotation en Bourse de l’action de l’entreprise doit s’accompagner de plusieurs préalables, à savoir l’absolue maitrise de la communication financière, l’absolue maitrise de son reporting financier, l’absolue maitrise de la gestion des incidents opérationnels, bref l’absolue maitrise des processus de production.

 

Il est aussi important de retenir qu’une entreprise peut assurer un développement sur le long terme, et atteindre une masse critique sans besoin de lever des fonds auprès des marchés financiers, ( l'essor récent des DFI, fonds d’investissement ...) constituant une alternative sérieuse aux marchés financiers, même si pour ces derniers, la liquidité de l'action qui est l’épineuse préoccupation d’une garantie de sortie des partenaires ( DFI …) reste le véritable et le point focal des discussions qui sans doute suscitera pendant encore de nombreuses années l’intérêt d’aller chercher de la liquidité en Bourse.

 

Dernière leçon et probablement la plus importante, c’est ne pas savoir anticiper sur les évolutions de son marché est suicidaire, plus vite le marché évolue plus vite l'entreprise doit être réactive à défaut d'être pionnière dans l'innovation produits. Black Berry aurait bien appris sa leçon.


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